OYEZ OYEZ !!!!
ICI BIENTOT :
UN ESPACE ENTIEREMENT DEDIER AU CANADA.
YOUPI
DES PHOTOS, DES EXTRAITS DE JOURNAL DE BORD ET DU SIROP D'ERABLE UN PEU PARTOUT!!!
(release on july 24th)
ICI BIENTOT :
UN ESPACE ENTIEREMENT DEDIER AU CANADA.
YOUPI
DES PHOTOS, DES EXTRAITS DE JOURNAL DE BORD ET DU SIROP D'ERABLE UN PEU PARTOUT!!!
(release on july 24th)
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Tonio
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Tous les saisonniers espèrent finir la saison en beauté. Pour que cela arrive, il faut s'y prendre en avance.
Alors dès janvier, il faut commencer à préparer un budget dans le budget. Et à force de 5o balles par-ci et de 50 balles par-là, on peut s'offrir, en cadeau de fin de saison, CA:
L'arrivée de l'hélico. On le prend à 800m. Il nous monte à 3663m en moins de 10 minutes... C'est court mais ça suffit pour en garder des milliers de souvenirs.
Le Massif du Combin. C'est lui qu'on va descendre. Mais d'abord, un petit quart d'heure d'escalade encordés les uns aux autres.
Voici les pentes que nous empruntons à l'issue de la grimpette.
Deux heures de descentes pures pour rejoindre Bourg Saint-Pierre et ses 900 m d'altitude.
Je vous laisse faire le calcul du dénivelé.
Merci Antoine (doux prénom du guide de haute montagne que l'on a engagé) pour la visite de la montagne. En toute sécurité.
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Tonio
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Voilà ce qui se passe lorsque arrivent les congés. On prend le temps d'aller skier, de prendre des photos et un bain (zeugma), on met le blog à jour, on fait un brin de ménage et de toilette, tout ça avec le sourire!
La majeure partie des touristes sont partis, il ne reste que quelques russes et italiens. Autrement dit le mois de janvier sera en mode relâche et repos. Par contre ils reviendront les touristes... la crise ici on la lit dans le journaux, mais on ne la croise pas dans la rue. Elle n'est pas la bienvenue à Verbier.
Alors profitons en tant qu'on le peut, c'est à dire jusqu'à la première semaine de vacance d'hiver de n'importe quel pays.
Première photo: Verbier vue du mur des Attela, sur les pistes. Pas vraiment petite ma station. On peut y loger 20000 personnes...Deuxième : 180° par rapport à la 1ère la piste des Attelas passe au pied du Mont Gelé. Les initiés remarqueront que toute la face est pleine de bosses, révélant un manque de neige croissant.
Et oui, le soleil brille tous les jours ici depuis le lendemain de Noël. Une seule chute de neige en 15 jours: le soir du 31. joli
Voici maintenant un gros glaçon de la taille d'une casserole. c'est cool. Vous auriez du voir le ricard qu'on nous a servi avec!
Et on fini sur une photo de moi qui vérifie que mes mickeys n'ont gelés avec les vitesses folles que je caresse (c'est bien la seule chose...).
Et une dernière avec des gens sympa, autour d'une bière et d'un tournevis pour régler les fixes trop petites de Juan.
Alors tou'd'bon comme on dit chez nous.
Biz
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Tonio
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Bonne année à tous.
2009 sera l'année de tout les records. 16 jours sans congés. Chiffre d'affaire battu avec un jours d'avance. Montant des pourboires journaliers crevant le plafond. Une journée de 14h en continu... sweet. De même que la fatigue... donc je vais dormir.
biz
Gratté par
Tonio
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Il y a un an, je mettais pour la première fois de ma vie les pieds à Verbier et de par là même, dans le monde des saisonniers.
En quelques jours:
- Je rencontrais plus de têtes que ma mémoire ne pouvait retenir de noms ;
- Je ne prenais pas la peine de traverser la rue pour saluer quelqu'un que j'avais rencontré la veille de peur de ne pas être reconnu ;
- Les journaux titraient leurs unes sur l'enneigement exceptionnel de la station ("Du jamais vu depuis dix ans") ;
- Je me devais de retenir les noms de tous les bars ainsi que le nom qu'ils portaient les années précédentes pour suivre le fil d'une conversation ;
- Je répétais la même histoire encore et encore ("salut moi c'est Antoine ou Tonio, oui c'est ma première année ici, je bosse à la crêperie, Rizo? oui le connais je suis venu avec lui et non je ne suis pas de Cherbourg") ;
- Je faisais toutes les démarches administratives dans le désordre : Pour ouvrir un compte à UBS il faut un papier de la mairie, pour avoir le papier de la mairie il faut être assuré, et pour être assuré il faut avoir signé son contrat de travail. J'avais commencé par UBS ;
- Je n'avais jamais dit "comme d'habitude" au barman et vu mon vœux s'exaucer ;
- Je ne connaissais pas la croûte valaisanne, le panini bagnard, la williamine, l'abricotine, le nom du marchand de journaux qui est frère jumeau du marchand de ski, la carte de mon resto, mon bar préféré, la courbe de chaque piste de ski du domaine, les hors pistes sympa.
Et tellement plus encore…
Alors cette année, je suis de retour à Verbier et c'est plus moi le nouveau. C'est un sentiment délicieux. Comme passer en cinquième au collège ou en première au lycée. Finir sa première année de Ludi.
On n'est pas encore le roi mais c'est tout comme.
Tout est là, pareil. Et pourtant tout est différent :
- Je me rappelle de presque tous les noms ;
- On traverse la rue pour me saluer et j'en fais de même dès que l'occasion se présente ;
- Il y a encore plus de neige cette année mais les journaux n'en font pas leurs gros titres ("du jamais vu depuis un an" ça impressionne pas.)
- Je vois quels bars ont changés de propriétaire durant l'été et me souviens ce à quoi il ressemblait avant ;
- Je raconte la même histoire encore et encore, sauf que c'est celle que ce que j'ai fait durant cet été ;
- Je fais les démarches administratives exactement dans le même mauvais ordre que l'an dernier… ;
- Et enfin et surtout le patron de mon bar favori, en me voyant arriver s'est écrier "bon on va pouvoir commander un caisse de porto de plus par semaine" puis s'adressant à moi "comme d'habitude?!"
C'est bon.
Gratté par
Tonio
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Vous savez comme tout se répète encore et encore, chaque situation, chaque instant de cette vie qu'est la nôtre.
Une redondance d'évènements quotidiens, hebdomadaires, mensuels et annuels. Le réveil matin qui sonne, une journée qui recommence semblable à la précédente ; votre paquet de clope vide deux fois par semaine ; le contrôle technique arrivant le mois prochain et vôtre dernière petite copine qui vous largue pour la même raison que la précédente, mais qui ne vous dit pas pourquoi.
Comment? Comment peut-on se trouver à son aise lorsque les jours se succèdent au son de la même sonnerie de portable, lorsque les semaines s'égrainent au rythme d'un paquet de cigarettes qui se vide et se remplit, lorsque les semestres s'évanouissent en même temps que s'estompe le parfum du sapin suspendu au rétroviseur?
Et par-dessus tout comment ne pas jeter un regard plein de regrets sur tout le temps perdu au cours de ses tours de manège que sont ces relations de couples qui n'aboutissent à rien?
J'ai vu de mes yeux vu mes proches et mes amis se jeter corps et âmes dans de telles folies et n'en sortir qu'avec rien si ce n'est une douleur indicible et des illusions abîmées, détruites par la routine de toute une vie, la peur de l'inconnu, le confort, la sécurité.
Suis-je un baltringue de ne vouloir me risquer dans ce chemin prédictible? Peut-être. Car au crépuscule de l'existence de chacun, quand vient le moment du bilan, que le regard se pose sur une vie de répétitions, un amalgame d'années semblables les unes aux autres, quel sentiment domine?
Est-ce le soulagement d'avoir partagé un peu de son temps avec une autre? La déception – tant de souvenir et pas un pour se détacher du lot –? Est-ce la frustration – tellement de temps fichu en l'air et dans quel but –? Ou bien encore la peur de n'avoir "que ça" à ramener dans l'au delà ou dieu sait où?
Peut-être éprouve-t-on la satisfaction d'avoir su tirer son épingle du jeu, éviter les aspérités de la vie sans avoir eu ni fait mal. Content d'y avoir simplement participé, trouvé sa place si pathétique soit-elle.
Peut-être qu'une vie banale au bon endroit vaut plus qu'une vie extraordinaire passée à chercher les réponses aux questions qui n'ont pas lieu d'être.
Peut-être oui.
Ah si la vie était comme une cabine d'avion ou une salle de cinéma. Un espace confiné avec quelqu'un qui se tiendrait à l'entrée pour nous indiquer nôtre siège, nous présenter le voisin et enfin nous souhaiter un bon film, un bon voyage.
Ce n'est pas le cas (vous avez du vous en rendre compte) et si l'on ne se donne pas la peine de chercher notre siège, le film se joue sans nous et on gêne le passage des hôtesses.
Voilà ce qui est vraiment terrifiant: ne pas savoir où l'on va et s'apercevoir que personne n'est là pour vous guider.
En réalisant ceci, vous vendriez père et mère pour être dans le fauteuil du gars lambda avec un paquet de cigarettes à moitié plein dans la poche de se veste, une copine à ces côtés et le sapin qui pendouille encore dans la voiture garée au parking.
Car c'est ça la vraie vie, non? Ou bien est-ce le service minimum, la sécurité de l'emploi?
Le premier pas est d'identifier ses peurs. Alors seulement on peut les combattre…
J'ai peur que ma vie soit fausse. Une répétition calquée sur celle des autres."
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Tonio
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